♪ AaRON - Strange Fruit
La première. The first time.
Enfin non. Il y en a eu d'autres avant. Seulement, elles ne se croiseront jamais. Sauf si je le décide.
Haha. c'est drôle. Tout ça ... Mais quoi donc au juste ? Je ne sais pas ... c'est juste drôle, c'est tout. Elles sont parties, comme ça. On ne saura jamais vraiment pourquoi. Peu importe au final, qu'elles aient été 5, qu'elles aient été des filles. Elles sont parties parce qu'elles ne savaient pas qu'on les aimait. Pourtant ... Toi aussi tu es parti alors que je t'aimais. Et je suis encore une prisonnière dans ma tour de verre, mais j'ai pourtant le droit d'aimer un autre que toi. De m'accrocher désormais à d'autres bras. Et elle a peur maintenant, cette petite fille toute seule dans la grande maison vide. C'est sombre et sinistre et il fait tout noir. Certains me diraient "Ta gueule", pour les plus férus de cinéma, si on peut appeler ce film tel quel. Mais ce soir je leur diraient, Non. Et bien, vous leur dite "NON". Mais monsieur , on ... - Vous leur dite "NON". C'est tellement facile de dire non. Oui aussi. Tu veux une clope ? - Bah ... Ouai. T'as du feu ? Ouai, attends Tu veux baiser ? Hum ... Pourquoi pas, j'ai jamais essayé, alors ouai ... Tu veux mon 06 ? Ouaiiii carrément ,ect ... C'est tellement facile.
Et elle a toujours peur cette petite fille, seule dans la grande maison vide. Mais elle ne dit rien, parce qu'elle doit veiller sur plus petit qu'elle. Elle a peur, elle réfléchit, elle imagine, elle rêve. Elle a peur de rêver, d'imaginer, de réfléchir. Mais elle ne dit rien. Le silence est la plus belle des paroles arrachée à la nuit. Alors autant se taire. Ce sera toujours mieux que de vous entendre, vous. Envie. Je n'en ai pas. Je n'en ai plus. En ai-je eu vraiment un jour ? Oui, sûrement. Mais c'est trop lointain. C'est trop vivant, c'est trop TROP, justement. J'aurais juste voulu m'envoler. Etre dans un immense champ de blé dans les années 70, être blonde avec les cheveux longs et lisses et porter un chemisier Liberty rouge et blanc, avec un mini-short en jean usé. Ou ne rien porter du tout. J'aurais aimé rire, et tourner sur moi-même, seule ou accompagnée qu'importe, puisque j'aurais ri, j'aurais donc été heureuse. J'aurais aimé que la chaleur de l'été me brûle doucement la peau. J'aurais aimé que cela fusse ma mort. J'aurais aimé mourir comme ça dans cette vie là. Je ne sais pas comment je mourrai, à présent. Mais je sais que ce ne sera pas de cette façon là. Chaque mort est unique pour chaque personne, et je sais que je ne mourrai pas d'amour, ni de chagrin, je t'ai déjà aimé de tout mon être.
Chérie pardonne moi, mais tu n'as aucune preuve de ce que tu avances. Moi non plus. Les seules choses qu'on ait, ce sont l'amour et la confiance. Celui qu'on leur porte et celle qu'on leur accorde. Et je pense que ce sont des choses bien trop précieuses pour qu'on se permette de les négliger, si on est même pas soi-même sûr de pourquoi on agit ainsi.Même si ce sont bien ces sentiments mis en cause.
Et la vie continue, quoi qu'on en dise, quoi qu'on en fasse. Et on finit soi-même par oublier ... oublier certains souvenir, que l'on veut effacer, que l'on ne voudrait même pas qualifier de 'souvenir', justement. Et on désespère de revivre la même chose avec différentes personnes, parce qu'on a tiré une bonne leçon de toutes ces choses, mais finalement, on finit par commettre les même gestes, les mêmes erreurs, mais pas avec les même personnes ... Parce qu'on fait encore une fois trop confiance.
J'aimais cette exposition. j'avais l'impression qu'elle voulait vraiment dire quelque chose avec son art, quoiqu'en disent tous ces blaireaux bien trop fermés d'esprit pour apprécier toutes les nuances de la vie. Il faut voir au-dessus de ça. De ce que vous voyez, comme un mur de briques qui se heurte à vous. Et s'il y avait un magnifique jardin derrière ce mur ? Même si c'est vrai que certaines de ses expressions étaient dur à décrypter, même impossibles. Mais je pense que comme l'écriture, cette production est tellement personnelle qu'elle ne concerne au fond que l'auteur qui l' a fait . Qu'il est le seul à le comprendre. Et qu'il veut bien le partager avec les autres, sans pour autant qu'ils en saisissent tout le sens. Parce que c'est ÇA qui en fait toute la beauté. Je pourrai les regarder des heures, elles m'apportent du repos, de la sérénité que j'aurai tant voulu avoir par moments.
J'étouffe, j'en ai marre, j'aimerai tout envoyer valser parfois. Et que tout leur retombe dessus. S'ils me vole ceci, que me voleront-ils donc ensuite ? De toutes façons, j'en suis l'auteure, et ce sont uniquement les miennes qui comptent et compteront. Et les siennes par la même occasion. Mais pourquoi toujours le même sujet ? Parce qu'il n'a que ça à l'esprit, que ça le ronge et le hante, et que rien d'autre n'importe au fond de son esprit, et qu'il le dissimule bien. Mais encore une fois il faut voir au-dessus de ça.
J'ai bien divagué, ce soir. J'ai un esprit bizarre. Ou peut-être pas. C'est juste que je le laisse vagabonder à ma guise ... et qu'au moins il n'est pas étriqué. Pas comme certains.
Jeudi 29 octobre 2009, 23h33. Et sinon vous, ça va ?